lila&leloup

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lundi 14 mai 2012

Blog en réflexion

Réflexion Contrairement aux apparences, je n'ai pas oublié mon blog, je suis juste en train de réfléchir à son évolution...
A très bientôt !

mercredi 21 mars 2012

Expatriée à la campagne.

D'après le site Femmexpat et leur récent sondage, 81% des expatriées interrogées ont connu à un moment ou un autre "le blues de l'expat".

C'te bonne blague !
Personnellement, j'aurais plutôt pensé à 100% et je me demande si les 19% qui restent sont :
a/en plein déni,
b/en lune de miel au soleil ou
c/shootées au cocktail avec petit palmier.
Il faudrait aussi préciser si les trois cent quarante cinq personnes qui ont répondu sont "expats", comme mentionné sur le site ou "femmes d'expat". Pas tout à fait la même tasse de maté.

Parce que même si je ne sous-estime pas les difficultés d'un gars ou d'une fille qui démarre un nouveau job sous les tropiques ou ailleurs (nounours, tu es mon héros), le gars et la fille en question se retrouvent rapidou (dans notre cas, le lendemain de l'arrivée, sachons ne pas traîner) avec des responsabilités, des potes et des pauses cafés, laissant à sa tendre moitié le soin de défaire les valoches, découvrir le coin autour de l'appart-hôtel et déterminer comment on dit "couche pour bébé" en idiome local.
Un léger coup de blues, vraiment ?
Moi j'ai passé la première soirée à vomir dans les toilettes en me demandant comment j'avais été assez nouille pour me retrouver là, et les six mois suivants à déterminer si j'allais y survivre, à peu près le temps, quand j'y songe, pour qu'on ait enfin deux ou trois meubles, dont un lit.
Comme quoi dormir à même le matelas à nos âges, ça peut miner salement le moral, surtout quand c'est un matelas argentin traité aux acariens et qu'il a mis une semaine à dégorger l’odeur des produits chimiques dont il était gavé.

Mais ceci dit, quand je lis l'article de "FemmeExpat", je m'y retrouve encore pas mal : serais-je expatriée à la campagne ?

Davron

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mardi 20 mars 2012

Instinct maternel, mon œil.

Écrit sur l'air de la Reine de la nuit !

La plupart des gens parlent de l'amour maternel comme d'une affaire allant de soi.
Pour ce faire, on lui colle même l'étiquette "d'instinct maternel", comme si un flot d'amour venu d'ailleurs devait vous envahir au premier coup d’œil sur le nouveau né vagissant.
Vaste blague ou complot collectif dans le but de préserver l'espèce, je ne saurais dire.

Coeurs (c) by Nexus http://www.flickr.com/photos/nexus_6/316331005/

En ce qui me concerne, à chaque fois qu'on m'a présenté - en plein milieu d'une césarienne, il faut dire, soit une demi heure pour la France, deux heures version argentine - un nouveau né rouge, pas content de sortir de son milieu aqueux et couvert d'humeurs plutôt extra-terrestres, ma première pensée a été un truc du genre :
"Ok, je l'ai vu. Maintenant recousez moi, s'il vous plait."

Et même si j'ai finalement ressenti le-dit flot d'amour assez rapidement (quand ma fille a ouvert grand les yeux la première fois qu'elle a entendu ma voix, en néonat, le lendemain de l'accouchement, je me souviens encore de l'effet "coup de point dans les tripes"), l'amour maternel, à mon avis, ce n'est pas du tout cuit.

Et je pense à Madame Filliozat.

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vendredi 16 mars 2012

Doute à Davron, enfin la révélation.

Parce que oui, la révélation de mon doute, c'est que j'ai traversé ces derniers temps comme une grosse période de "àquoibon" sur l'intérêt d'écrire un blog.
Pas dans l'absolu, mais en ce qui concerne ma pomme.

Coup de lune

Je ne suis pas une journaliste pouvant faire bénéficier le commun - dont je fais partie - de ma vie chargée en glamour, caféine et nicotine.
Je ne suis pas non plus assez "fashion addict" pour m'intéresser tous les jours au décodage des tendances (mes heures d'élégance consistant à mettre mon pantalon kaki à poches les jours où j'ai envie de varier du jean stretch).
Et je ne couds pas suffisamment en ce moment, pour vous attirer régulièrement l’œil sur ma toute dernière création, photographiée sur un angle que ne renierait pas Marie Claire Maison. Voir les blogs listés sur votre droite.

Certes, des amis m'ont parfois félicitée pour ma plume (certains m'ont, ce faisant, presque tiré les larmes, ils se reconnaîtront peut-être) et je viens de recevoir un mail qui m'a fait très plaisir, mais le Jules me reproche ces derniers temps de ne pas être aussi drôle qu'avant.
C'est sûr qu'on trouve plus matière à se marrer en grimpant le Fitz Roy qu'en taillant les rosiers.

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jeudi 8 mars 2012

Doute à Davron, toujours pas d'explication.

Pour tout vous dire, j'y tiens à ma neutralité politique.
J'ai été élevée entre une mère de droite, photo de Chirac dédicacée sur buffet et un père de gauche, fils d'enseignants, votant Mitterrand. Au moins la première fois.

J'ai grandi en fille de bourgeois (le papa ayant quelque peu trahi ses origines en choisissant la filière médicale) dans une des rares villes communistes de France, c'est à dire le Mans.

Et j'ai donc été confrontée fort jeune aux ridicules des deux camps.

Au Mans

Photo prise lors de mon dernier passage au Mans.

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mercredi 7 mars 2012

Doute à Davron, avant l'explication.

Il m'est avis que l'UMP, question usage d'adresses mail privées, avec "privées" comme dans "personnelles et non publiques", se pose un peu là.

Ayant en effet communiqué mon adresse mail au consulat de Buenos-Aires dans le but implicite d'être facilement joignable en cas de rapatriement d'urgence pour cause de dictature subite, tremblement de terre chilien ou grippe colombienne, me voilà apparemment automatiquement considérée comme électrice en puissance de Monsieur Sarkozy et abreuvée de mails sur la France tranquille ou la Force en campagne.
À moins que ce ne soit sur la Force tranquille de la France en campagne, j'ai comme un trou de mémoire.

Sea, sky and clouds (c) by Tattoed JJ http://www.flickr.com/photos/tattoodjay/4678309738/

Y aurait-il une statistique comme quoi les expatriés ou ex-expatriés voteraient à droite ?

En tout cas, en ce qui me concerne, n'ayant pas été volontaire pour recevoir l'argumentaire, je me suis donc empressée de cliquer sur le bouton qui permet la désinscription.
Et quelle ne fut donc pas ma surprise de recevoir un nouveau mail la semaine suivante !

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mardi 6 mars 2012

Doute à Davron, continuons.

Et à propos de Monsieur Douillet, j'ai été plus que surprise et absolument heureuse de recevoir, suite à mon article sur sa personne, un petit mail de sa part m'encourageant à poursuivre dans la voie de l'écriture.
il faut croire qu'il y a toujours en la ménagère adulte et campagnardisée que je suis, l'âme de la midinette que je fus, qui collectionnait jadis les potins et les photos de l'acteur de Superman dans "Loïs et Clark".

Dean Cain by Bisayan lady (c) http://www.flickr.com/photos/7447470@N06/2054000634/

Vous trouvez que mes goûts ont évolué ?

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lundi 5 mars 2012

Doute à Davron, introduction.

Samedi dernier, notre possible futur député des Yvelines, Monsieur Douillet, est passé nous rentre visite avec un ministre - celui de l'agriculture, je crois -, et ce, pour parler du milieu rural.
Je tiens ça de Haute Source, le Jules ayant taillé la bavette avec le gentil gendarme en poste devant chez nous.
Peut-être le même gentil gendarme qui est venu aujourd'hui expliquer dans la classe unique de ma fille de cinq ans que les garçons ne devaient pas soulever les jupes de filles et que la prison c'était à partir de treize ans?

Gentils Gendarmes à Davron

Gentil gendarme devant chez nous.

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mercredi 29 février 2012

Philosophie de ménagère à propos de mégaupload 2

Je suis très en retard sur mes publications.
En fait, ce qui me prend du temps, sur ce blog, ce n'est pas tant d'écrire (un truc que je dois avoir dans le sang) mais de me relire, de peaufiner, de « ciseler », de trouver une idée de photo, de prendre la photo,...
Et donc, en dépit du Jules qui râle que je n'écris pas assez de trucs drôles en ce moment, je vais quand même mettre en ligne ici, la suite de l'article déjà publié là.

Parce que ce qui me frappe un peu au sujet de l'affaire Megaupload, c'est qu'un pays fait arrêter un gus dans un autre pays, mettant la main au passage sur des tonnes de données parfaitement légales pour la plupart, appartenant aux ressortissants de tas d'autres contrées.
Au delà de toutes les justifications légales et économiques, il y a là un précédent d'intervention d'un pays sur le web qui me donne deux ou trois frissons.

D'autant que ça fait déjà un certain temps que la « american way of thinking » me donne un peu du fil à retordre sur le plan de la morale.
Cette « wonderful american way of thinking », qui fait dire à tout américain, souvent à travers ses films, qu'il est le « good guy ». Le bon gars. Le gentil cow-boy, n'en déplaise aux indiens.
Et que quand on est le bon, on a le droit de faire à peu près ce qu'on veut pour éradiquer le méchant.

Aigle

L'aigle du copyright américain n'a pas l'air de plaisanter...

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lundi 27 février 2012

"Oh putain, génial !"...

The Oscars 2012 by Beacon Radio (c) http://www.flickr.com/photos/beaconradio/6934411341/

... Jean Dujardin - que je cite au passage -, a chopé l'Oscar.

Et franchement, c'est fantastique, je suis contente pour lui !
Vous avez vu son sourire ?
Que du bonheur.

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mardi 14 février 2012

Marionnette poisson

Cela fait un certain temps que je n'ai pas écrit sur ce blog.
Mais à vrai dire, avec l'attaque du froid, est venue l'attaque de la gastro et entre mes deux enfants et un chat boulimique qui vomit tout le temps, ces derniers jours ont pas mal manqué de glamour.

Poisson arc en ciel

Et à propos de glamour, je ne vais pas vous fêter de joyeuse Saint Valentin.
Non pas que je vous souhaite une soirée pourrie, loin de là. Et en ce qui me concerne, du reste, j'ai obligeamment et citoyennement (en ces jours de crise, pensons aux PIB) acheté mon petit cadeau que je vais bientôt envelopper de rouge.
Ce n'est donc pas que je vous souhaite une mauvaise soirée !
Mais simplement que mes nombreuses années de célibat à pester contre cette fête amoureusement commerciale me place aujourd'hui du côté de ceux qui ne festoierons pas à deux. Que la saint Valentin ne vous empêche pas de festoyer seul ou à plusieurs!
Joyeux 14 février à tous !

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jeudi 2 février 2012

Très jolie mercerie

Ma petite mercerie

Pour une réalisation en couture, je cherchais un tissu très particulier. Et je me suis donc prise par la main pour le trouver : j'ai regardé tous les fournisseurs listés au dos de tous mes livres de créations (j'en ai un certain nombre...) et je suis allée visiter tous les sites web.

Et soudain, sur le dernier site (comme par hasard !), un vrai coup de cœur : une magnifique présentation, un grande diversité de matières, un choix proprement hallucinant, des imprimés incroyables et la possibilité de commander en toutes petites quantités. À vrai dire, j'ai eu beaucoup beaucoup de mal à me limiter...

Le jour de l'arrivée du petit paquet, un enchantement : ma sélection de coupons est arrivée dans du papier de soie, entourée d'un joli ruban et avec la surprise d'un petit bloc notes et d'un crayon à papier en cadeau. il y avait même un adorable petit mot.
Et quand je soulève le tout, - oh ! - un carambar !

Tout cela est vraiment trop joli.
Et ça s'appelle « Ma petite mercerie ».

mardi 31 janvier 2012

Philosophie de ménagère à propos de Mégaupload. Partie 1

Pour continuer un tout petit peu ce qui ne sera sûrement qu'une brève incursion dans le monde de la politique, et avant de vous parler d'un sujet autrement passionnant (mon chat), j'aimerais donner mon point de vue campagnard – hautement attendu –, sur... Megaupload.

Parce que je surfe pas mal sur le sujet depuis l'arrestation de son fondateur allemand (ach ! nicht gut !) et que je me suis donc fait ma petite opinion à moi.

Non sur la légalité ou la légitimité d'un tel site.
Megaupload, en offrant la possibilité de mettre en ligne des fichiers informatiques, permettait effectivement de stocker son matos à soi sans que quiconque puisse y retrouver à redire, mais aussi de télécharger des fichiers mis en commun, ce qui, via le téléchargement d'œuvre cinématographiques et le non paiement de droits d'auteur y afférant, aurait un peu énervé le cinéma US.
Et on n'énerve pas impunément un cinéma qui a inventé Rambo.

Megaupload

Ce qu'on peut voir actuellement sur le site Megaupload : ça fait peur et c'est sans doute fait exprès !

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jeudi 26 janvier 2012

Le Député David Douillet à Davron

Tout d'abord, je tiens à remercier monsieur Douillet de m'offrir sur un plateau une aussi magnifique occasion d'allitération.

Et ensuite, je tiens à l'assurer qu'il a peut-être ma voix pour les prochaines élections législatives.
Peut-être... Laissons à ses valeureux adversaires politiques la possibilité - et la chance ! - de me faire changer d'avis en venant manger avec nous autres, habitants de Davron.

Parce que oui, dimanche dernier, monsieur Douillet est venu partager la galette des rois dans notre si charmant village des Yvelines, qui devrait bientôt en toute logique concurrencer l'Irlande sur le plan touristique : moutons, vertes prairies et bruine incessante qui fait du bien au teint.

Galette Picard

Toutes les fèves de la galette des rois de mon GRAND ami Picard.

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jeudi 19 janvier 2012

En travaux

Ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais avoir beaucoup de temps pour écrire : quand un technicien d'Edf passe pour couper l'électricité parce qu'on n'a officiellement aucun contrat chez eux - ni chez personne, du reste -, on se dit qu'il est temps d'arrêter de faire confiance au Jules sur le plan administratif et de se plonger dans ces six derniers mois de paperasse.
Dont acte.

Chantier

Chantier en cours.

Mais j'ai tout de même une problématique campagnarde à vous soumettre : comment fait-on pour se débarrasser discrètement du calendrier des éboueurs (appelés pudiquement "service de nettoiement") sans courir le risque de se faire gauler ?

Parce que je ne sais pas pour vous, mais ici, on est un peu submergé sous le calendrier. Et notre sentimentalisme parental a choisi : on a fièrement affiché sur notre réfrigérateur celui de l'école avec notre fille dessus. Je suis absolument certaine que les grands-parents se seraient entretués pour l'avoir et on a préféré trancher dans la sérénité : on l'a gardé pour nous.
Et on a aussi le calendrier Picard, très mignon avec ses spirales, sa répartition par semaines, ses recettes de cuisine et ses photos de bouffe. On va finir par croire que je tiens un blog sponsorisé par Picard et je vous assure bien que non (hélas !) : c'est juste qu'à l'étranger, on se rend compte à quel point les légumes prédécoupés et les plats déjà prêts sont essentiels à une vie de famille épanouie. Quoi qu'à la réflexion, une nounou à domicile qui cuisine, c'est bien aussi, mais nous ne sommes plus en Argentine...
Bref, le calendrier de l'école de Davron plus celui de Picard, cela fait deux calendriers (si ! si !). De combien de calendriers pourrait-on bien avoir besoin ?

J'ai donc déjà commencé depuis un certain temps à confetis-er les autres et à les fourguer progressivement dans la poubelle, avec le souci omniprésent de ne vexer personne : on habite un petit village où tout se sait rapidement. Et je tiens à l'estime de la factrice, adorable personne dont ma survie dépend totalement. Sans parler du fait qu'il est toujours prudent de ne pas se mettre les pompiers à dos.
Mais quid des éboueurs ? Je ne voudrais pas courir le risque qu'un des tout petits, petits, très petits morceaux de calendrier n'attire leur attention, certain matin fatidique... On compte tout de même sur leur générosité pour ne pas écrabouiller sauvagement le rétroviseur de la voiture en passant dans notre étroite ruelle, les quelques fois où le Jules a oublié d'aller la garer plus haut...

Je crois que je vais donc me résoudre à l'enterrer dans le jardin. Un calendrier bio et fertilisant, ce serait pas une bonne idée pour 2013 ?

lundi 16 janvier 2012

Le style de mes vêtements

Quand je suis montée au premier, ce matin, mon fils avait soigneusement éparpillé du papier toilette sur tout l'étage. Il a très certainement un avenir en art contemporain.
Et au milieu, il y avait étalé une partie de mes dessins de mode. Du coup, j'en ai profité pour les photographier...

Échantillon de créations

On me demande souvent quel est le style de mes créations et à chaque fois je me fais la réflexion que c'est la question la plus difficile qui soit. Comment définir soit-même son propre style ?
Je dirais peut-être que j'aime les belles matières et les lignes épurées avec une touche de magie ou de poésie. Et que j'aime que le vêtement puisse vivre et s'adapter à la personne qui l'a choisi.

vendredi 13 janvier 2012

J'pète la joie

(spéciale dédicace pour Célia)

Le Jules me faisait la remarque, récemment, que cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit d'article exclusivement drôle. Que mes sujets étaient depuis quelque temps un peu trop sérieux .

Et c'est vrai que les occasions d'une franche poilade, pour une mère au foyer campagnarde, sont somme toute assez rares. « Mouaahaah, j'ai attaché les nouilles Picard au fond de la poêle ! »
« Mouaaahhhaaaahhhh, j'ai mis de la boue partout sur le lino après mon tour dans les petits chemins du coin ! »
Non.

Les occasions de sourire, heureusement, sont plus nombreuses, comme hier où ma fille, s'inquiétant pour le sort de la biquette locale qu'on ne voit plus depuis un certain temps, se met à pleurer en forçant un peu le trait.
Et qu'un des moutons du pré d'à côté, croyant qu'elle s'adressait à lui, s'est mit à lui bêler énergiquement une réponse.

Vue des toits de Davron sous le soleil

Le soleil revient ! Une bonne raison de sourire !

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mardi 10 janvier 2012

Les mauvais managers français, part 1

Une fois n'étant pas coutume, je vais aujourd'hui me sortir la tête de ma campagne et de mes prises de tête familiales pour aborder un sujet qui nous touche tous de plus ou moins près : le diplôme et ce qu'on en fait au travail.

Une amie vient en effet de m'envoyer les références d'un livre écrit par Jean-Pierre Percy, qui s'appelle « Au secours, nos managers sont mauvais ! » et qui, si j'en crois son synopsis, explique entre autres à quel point notre façon d'évaluer un futur manager ad vitam æternam sur la base de son diplôme minerait notre management national.

Noooooooooooooooooon ?!?!

Cadre français

Fine allusion.

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lundi 9 janvier 2012

Les mauvais managers français, part 2

(spéciale dédicace pour Valéry)

Dans la partie 1, je concluais mon propos en remarquant que les prépas commerciales de province préparent plus volontiers aux écoles de provinces. Et à ce constat peut s'ajouter, du moins pour mon époque (voilà que je me sens tout soudain cacochyme), comme un léger soupçon de collusion.

Ma sœur, qui a suivi la même voie sensément royale que moi, m'avait raconté en effet, qu'un élève d'  « Ipetruc », dans le cadre d'un concours et avant la distribution des sujets d'histoire, s'était soudainement levé de son pupitre et avait clamé bien fort « je suis d'Ipetruc, le sujet sera « le blé » et je vous emmerde ». Et que de facto, le sujet fût bien sur le blé.
Il faut préciser au passage que les écoles privées parisiennes envoyaient volontiers leur élèves en province, pour que la copie du bon grain se détache assez nettement de celle de l'ivraie (pour rester dans le thème céréalier).
Et aussi, disaient certaines mauvaises langues, pour que les correcteurs qui ne faisaient parfois qu'un avec ceux qui avaient enseigné à la future belle plante de façon assez formatée, puissent la repérer et la noter généreusement, sans être taxés de népotisme. Ce que les envieux n'iraient pas imaginer...

Mais sans aller jusque là, il est évident pour tout le monde qu'il vaut mieux avoir fait une bonne prépa pour entrer dans une bonne école.

Cadre français

Sexy cadre.

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vendredi 6 janvier 2012

Fille ingrate

Je viens d'avoir une autre des mes délicieuses conversations mère-fille hier et j'aimerais bien savoir comment les autres que moi gèrent sereinement, et même agréablement, leurs relations avec celle qui leur a donné le jour.
En effet, quand j'entends parler de filles de mon âge qui appellent leur maman trois fois par jour et par plaisir, je le confesse, ça me laisse un peu rêveuse.

Mère-fille

Admirez la mise en scène ! Les décors sont de Rogert Harth et les costumes de Donald Cardwell.

À vrai dire, c'était un peu mon cas jadis, et je me souviens encore des jérémiades, voire des apoplexies de mon père – plus attaché à ses sous qu'à sa progéniture –, quand il recevait ses notes de téléphone, du temps de mes études aux États-Unis. Mais c'était autrefois, avant la Grande Rupture de 1992 (et ouais, ça ne nous rajeunit pas) quand j'ai bêtement décidé, à l'âge de vingt deux ans, qu'il était temps pour moi de vivre ma vie. L'inconvénient d'une mère fusionnelle c'est qu'elle comprend mal votre souhait de grandir et le prend assez vite comme une trahison doublée d'un affront personnel.
Et le désavantage d'être née une année en zéro, c'est que tout le monde calcule votre âge beaucoup plus vite, sans vous laisser le temps de vous ajuster à la maturité qui s'impose et que vous n'avez - hélas - pas vraiment vue venir.

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