lila&leloup

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La mère ou la campagne

Avec une vocation de careerwoman en ville, je me retrouve housemother à la campagne.

Mais qu'ont-ils fait pour me mériter moi ?

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vendredi 1 février 2013

Maman en burn-out

Hier, quand j'ai expliqué à une copine que je n'avais pas emmené mon fils à l'école parce que j'étais trop crevée pour prendre la voiture, j'ai senti comme une légère lueur ironique s'allumer dans son regard.
Une lueur genre « Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais, quand on est femme au foyer, trop dur de se remettre de son stress entre la manucure et les parties de poker ».

Et pourtant, je vous promets, avec mes ancêtres bretons blindés d'orgueil, âpres à la douleur et résistants au crachin, je ne donne pas avec gaité de cœur dans le fragile, et quand je dis que je suis fatiguée, il faut m'imaginer avec des vertiges.
L’avantage, c'est que hier, par acquis de conscience et pour éliminer les hypothèses hypoglycémie et hypo-magnésium, je me suis enfilé quatre paquets de Maltesers avec bonne conscience.
Mais tout de même, j'ai fait depuis quelques recherches et j'en suis venu à penser que j'étais peut-être en plein burn-out.
Et que le burn-out de la mère au foyer, en dépit d'un livre qui a été écrit sur le sujet, est encore salement sous-estimé.

Maltesers

Rescapé.

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mardi 22 janvier 2013

Laisser partir son enfant en voyage scolaire

Je viens de donner mon accord de principe pour autoriser ma fille de six ans à partir pour trois jours à Londres.

Et autant, à chaque vacances scolaires, je me pourlèche les babines sur les sites internet de colonies de vacances en rêvant d'y envoyer mon petit amour à coups de pompe dans son joli derche, autant à l'idée de la laisser concrètement s'éloigner de ma tendre et compréhensive affection pour un voyage du côté des buveurs de thé me met le nerf en pelote.
En fait, pour tout dire, I'm stressing quite a little bit right now.

Et pour se détendre l'imagination, rien de tel sur le coup de minuit quand l'insomnie pointe le bout de son vilain nez et que les scénarios catastrophes outre-Channel se déchaînent, rien de tel, donc, que de diriger sa créativité vers quelque chose de plus constructif.
Et me voilà donc à imaginer des fictions sur toile de fond de voyage scolaire et d'Eurostar. On sent tout de suite que la passion et le suspense seront au rendez-vous...

Ma famille

Nous sommes une famille comme les autres !

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mardi 4 décembre 2012

Héroines en pays Moutard

Dimanche dernier, ma fille m'a demandé de démêler un enchevêtrement de fils faits par son pendentif en cristal avec le grappin Playmobil (c) de son frère.
Et j'ai alors tourné sur moi même, chanté un petit air familier aux amateurs de Comics et entonné :
« nanananananananana, bat-mum ! ».
Oui, je sais, c'est plutôt Wonderwoman qui tournait sur elle même mais après deux grossesses, je pense que le noir intégral avec faux pectoraux moulés m'irait mieux que le micro short et je mixe les genres dans le pur intérêt de l'esthétisme. Je vous promets, vous voulez pas voir ça, même en imagination.

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mardi 20 novembre 2012

Depuis que j'ai des enfants, je ne vois plus la vie de famille de la même façon (suite).

Avant, quand je rencontrais une maman qui avait décidé de rester au foyer pour s'occuper des bébés, je pensais un truc du style : « et allez, encore une qui a choisi de se la couler douce près du frigo à bières et qui trahit du même coup la cause SACRÉE de l'égalité des sexes ».

2ème petit machin

Maintenant, la fois où le Jules m'a sorti un truc du même tonneau après la naissance de l'aînée, j'ai opportunément disparu tout un samedi.
Pfffuuuuuuuuuuuuuuuiiiit !
Bizarrement, il ne l'a plus jamais redit ...

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lundi 19 novembre 2012

Depuis que j'ai des enfants, je ne vois plus la vie de famille de la même façon.

En avertissement, je tiens à prévenir ceux d'entre vous qui hésiteraient à se reproduire : ce post n'est pas vraiment une incitation à sauter le pas....
Mais de toute façon, j'ai pleine et entière confiance en la force des hormones pour vous donner la petite poussette finale : en ce qui me concerne, après trois ans à hésiter et à faire des listes « contre » (trois pages) et « pour » (deux lignes), c'est bien la vue d'un bébé joufflu qui a finalement annihilé chez moi toute forme de raisonnement cérébral et m'a fait passer à l'acte !
Même encore maintenant, pourtant bien aguerrie après deux marmots, dès que je vois un nouveau-né, je fonds complètement en dedans et gazouille des « c'est trop mignon ces petites mains et ces petits pieds », en oubliant, sur le coup, de lever les yeux sur la jeune maman hagarde et échevelée qui chancèle au dessus du landau (dormir par tranches de deux heures vient à bout des plus endurcies...).

Petit machin

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lundi 12 novembre 2012

Vacances de la Toussaint : le bilan

- 2 enfants 24h / 24h à domicile.
- en plus des deux chats et des 10 plantes vertes habituels.
- 1 constat : les plantes vertes, c'est définitivement plus calme.

- 1 gâteau d'Halloween moche, en dépit des excellents conseils du livre "Kids' birthday cake". Devant mon œuvre en "basic butter cake", ma fille a d'abord dit "ça ressemble à rien !" avant de concéder "on dirait une grenouille".
Quand on sait que je voulais réaliser un château hanté, on comprend que j'ai encore deux ou trois séances d'entraînement avant de passer pro... Ou alors, c'est la faute du four.

gâteau d'halloween

- 7 sites de matériel de pâtisserie consultés en urgence et en panique pour le matériel nécessaire afin d'éviter à l'avenir ce genre de débâcle culinaire. Si ce n'est pas la faute du four, c'est la faute du moule. Ou du couteau. Ou du beurre. Une bretonne, même à demi, ne devrait jamais cuisiner avec du beurre non-salé, c'est connu.
Cerf Dellier.com, Cuisto Shop, Mora, Soyons food, Cuisine Addict, Original Store, Sibo Sibon.
- plus 1 site préféré mais non encore testé : Feerie cake. Je suis déjà sur la voie du succès.

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mercredi 31 octobre 2012

Happy Hahahaaaaaaaahahahalloween !!

citrouille d'halloween

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mardi 23 octobre 2012

Message à madame Filliozat

Avant d'avoir nos enfants, avec le Jules, on s'était dit que chez nous, les petits seraient élevés au sifflet et le doigt sur la couture du pantalon.
Un peu comme dans « La mélodie du bonheur », où la troupe d'enfants est soumise à la bienveillante mais néanmoins ferme autorité du commandant Von Truc.

Et puis, enceinte, chargée ras la gueule d'hormones et de bonnes intentions (la nature est bien faite dans le sens de la reproduction), j'ai lu un des livres de madame Filliozat : « Au cœur des émotions de l'enfant ».

L'amour, la mer, les enfants

J'aime beaucoup la mer. Et l'avantage...

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mardi 20 mars 2012

Instinct maternel, mon œil.

Écrit sur l'air de la Reine de la nuit !

La plupart des gens parlent de l'amour maternel comme d'une affaire allant de soi.
Pour ce faire, on lui colle même l'étiquette "d'instinct maternel", comme si un flot d'amour venu d'ailleurs devait vous envahir au premier coup d’œil sur le nouveau né vagissant.
Vaste blague ou complot collectif dans le but de préserver l'espèce, je ne saurais dire.

Coeurs (c) by Nexus http://www.flickr.com/photos/nexus_6/316331005/

En ce qui me concerne, à chaque fois qu'on m'a présenté - en plein milieu d'une césarienne, il faut dire, soit une demi heure pour la France, deux heures version argentine - un nouveau né rouge, pas content de sortir de son milieu aqueux et couvert d'humeurs plutôt extra-terrestres, ma première pensée a été un truc du genre :
"Ok, je l'ai vu. Maintenant recousez moi, s'il vous plait."

Et même si j'ai finalement ressenti le-dit flot d'amour assez rapidement (quand ma fille a ouvert grand les yeux la première fois qu'elle a entendu ma voix, en néonat, le lendemain de l'accouchement, je me souviens encore de l'effet "coup de point dans les tripes"), l'amour maternel, à mon avis, ce n'est pas du tout cuit.

Et je pense à Madame Filliozat.

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jeudi 26 janvier 2012

Le Député David Douillet à Davron

Tout d'abord, je tiens à remercier monsieur Douillet de m'offrir sur un plateau une aussi magnifique occasion d'allitération.

Et ensuite, je tiens à l'assurer qu'il a peut-être ma voix pour les prochaines élections législatives.
Peut-être... Laissons à ses valeureux adversaires politiques la possibilité - et la chance ! - de me faire changer d'avis en venant manger avec nous autres, habitants de Davron.

Parce que oui, dimanche dernier, monsieur Douillet est venu partager la galette des rois dans notre si charmant village des Yvelines, qui devrait bientôt en toute logique concurrencer l'Irlande sur le plan touristique : moutons, vertes prairies et bruine incessante qui fait du bien au teint.

Galette Picard

Toutes les fèves de la galette des rois de mon GRAND ami Picard.

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mercredi 21 décembre 2011

Mon pédiatre et la finance

Avertissement préalable autant que nécessaire : je me rends compte que cela fait un certain temps que je me plains à longueur de lignes, de la difficulté d'élever des enfants. Mon propos est bien évidemment de mettre en avant les difficultés du boulot de parent, difficultés que je n'avais jamais envisagées aussi grandes avant d'être plongée, sans réelle sommation ni formation, dans le grand bain. À moins qu'on ne considère comme formation, les deux minutes que prend la sage femme à la maternité pour vous expliquer comment on colle une couche. Mais je tiens à préciser toutefois, que, comme la possible écrasante majorité de mes concitoyens, je suis bien évidemment convaincue de ce que mes rejetons sont les futures treizièmes et quatorzièmes merveilles du monde, respectivement. En tout cas, avec leur coopération plus ou moins active, je m'y emploie...

Et après quelques déboires à notre arrivée sur Poissy avec un binôme de pédiatres qui a refusé, en dépit de son serment d'Hippocrate, de prendre en urgence mon bébé en consultation sous prétexte que nous étions des nouveaux patients (le fait que nous débarquions d'Argentine et disposés à devenir des patients fidèles et reconnaissants n'a rien changé à l'équation mercantile), nous avons finalement trouvé un adorable pédiatre près de chez nous.
Homéopathe et prescrivant des suppositoires aux huiles essentielles.
« Ah ouaiiiiiiiiiiiis » dit mon fils de vingt mois quand il voit le petit missile à l'eucalyptus, et ça laisse le Jules assez perplexe.

Homéopathie

Heureuse maman d'une princesse magique et d'un viking malicieux.

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lundi 21 novembre 2011

Mon retour à la terre : commandes par internet

Dans l'excellent cinquième album « Retour à la terre » de Jean-Yves Ferri et Manu Larcinet, le héros, perdu dans le fin fond de la campagne, près du village des Ravenelles, se sent un jour l'envie subite de se commander via la Redoute un poncho de la ligne « Florent Pagny », en pure chèvre de patagonie.

Et c'est vrai que Monsieur Pagny a une maison en Patagonie près de Valdes. À vrai dire, si j'en crois le Jules, qui y a passé quelques jours pour voir les baleines, il y possède même toute une péninsule. Et dans une station essence des environs, le pompiste lui a d'ailleurs bienveillamment parlé du « fou français ».
Voire.
Notre chanteur national à éclipses m'a tout l'air d'avoir bien mené sa barque s'il est en mesure de se payer l'équivalent d'un département en Argentine. Et sous la torture, j'avouerai même aimer certaines de ses chansons (à la foliiiiiiiiiiiie quand en plus dans les clips il y a des images de là bas ).
Mais il faut dire que les Argentins ont toujours tendance à se demander ce qu'on vient faire chez eux quand on pourrait habiter dans du Haussmannien.

En tout cas, mon poncho à moi, il ne vient pas de la Redoute : j'en ai ramené un authentique de là bas, tricoté par les Mapuches du côté de Bariloche.
Et je le porte glorieusement, mon poncho, pour aller chercher ma fille à l'école. Mon beau-frère s'est bien marié en kilt après trois années passées en Écosse (j'ai vu les photos), je serais pas la première de la famille à donner dans l'ethnique.

poncho

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mardi 8 novembre 2011

Comme un mois de novembre en France / concours Cosmo

Je viens de lire dans un récent article sur la petite déprime ou la grosse fatigue de novembre, que quelque chose comme quatre vingt pour cent des français manquent de vitamine D quand viennent les premières gelées.
La vitamine D, c'est celle qui nous est généreusement offerte sous d'autres latitudes par notre ami le soleil.

Selon un test opportun dans ce même dossier (parti du fait que le gouvernement veut aider les mères qui travaillent, toutes semble-t-il au bord du burn-out), je suis contente d'apprendre que je n'en suis encore qu'au stade de fatigue légère : j'ai donc encore de la marge.

Escargot davronais

J'aurais pu vous mettre une petite vue des toits de Davron, mais je comprendrais que ça lasse. À la place, voici donc une photo qu'a prise le jules, haut-marnais donc moitié bourguignon, d'un escargot qu'il a laissé passer sans manger (j'ai pourtant la sauce idoine au congélo). À prendre comme une allégorie, je vous laisse décider de quoi.

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jeudi 3 novembre 2011

La fin des vacances de la Toussaint

Il y a dix jours, je n'avais pas mis de post « d'arrêt provisoire pour cause de vacances » : il y avait certes les vacances mais je pensais naïvement qu'en restant à la maison avec mes deux enfants, je trouverais malgré tout le temps de publier régulièrement.

Vous avouerez qu'il est tout de même rafraîchissant qu'après cinq années de maternité à un enfant et surtout, - points comptent triple comme au scrabble -, avec un an et demi de maternité à deux têtes de mômes, j'entretienne encore de telles illusions...

Tours de vaisselle vues d'en haut

Vaisselle du premier mariage du Jules, à vendre, très bon prix. Explication plus loin.

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mardi 18 octobre 2011

Revendications de la ménagère de moins de cinquante ans.

La première fois que j'ai entendu cette appellation de « ménagère de moins de cinquante ans » , chère au cœur de nos amis publicitaires, elle m'avait fait ricaner : j'étais très loin de me sentir concernée.
Mais maintenant que je me retrouve en plein dans la cible, elle me ferait plutôt rire jaune.

Parce que oui, je comprends à présent pourquoi lesdits publicitaires s'en prennent à nous, mères à plein temps ou ménagères à mi-temps : après plusieurs heures de boulot casanier, ils jouent sur du velours pour nous convaincre d'acheter des trucs en packs, en lingettes ou en tubes ou quoi que ce soit d'autre qui mette la planète et les ours blancs en péril mais qui nous permette de gagner trois secondes.

On ne parle pas assez du burn-out de la femme au foyer...

Vaudou ménager

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jeudi 29 septembre 2011

Épuisée !

Il y a à peu près trois ans, j'avais été impressionnée d'entendre parler des jeunes mamans qui montaient une boîte à la toute fin de leur grossesse ou pendant leur congé maternité, parce qu'elles avaient « enfin le temps ».
La créatrice d'« Envie de fraises », dont j'avais entendu parler pour la première fois à une réunion du Centre des Jeunes Dirigeants, - réunion plus que machiste d'ailleurs, avec démonstration du tout nouveau matos "Bang et Olufsen" à un seul bouton pour que même les femmes puissent l'utiliser, ah ah ah -, avait de fait fondé une association pour jeunes mamans créatrices de boîte.

Alors que moi, quand j'ai eu ma fille, qui, pendant trois mois ne dormait que deux heures par nuit et deux heures par jour, j'en venais de facto à confondre le jour et la nuit et à vivre dans un état constant de somnambulisme.

Chez moi à Davron

Je vous présente mon nouveau chez-moi.

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mercredi 7 septembre 2011

En tout cas, moi, je vous aurai prévenus...

En cette semaine de rentrée, j'ai eu envie de vous parler "enfants" et du plaisir probable de les (r)envoyer enfin à l'école.

doll faces by normanack (c) http://www.flickr.com/photos/29278394@N00/302834037/

Parce qu'avant de décider de tomber enceinte et avant donc cette fatale poussée d'hormones mal contrôlée à la vue du nourrisson de ma cousine qui aura rendu tout raisonnement immédiatement caduc – la nature est bien faite -, je me suis pris la tête pendant plusieurs années sur les « pour » et les « contres » en matière de maternité.
Et comme les contres étaient plus nombreux que les pour, forcément, j'hésitais un peu.

Mon mari, lui, voulait des enfants depuis longtemps, pour une raison inconnue, que je ne lui ferai pas l'affront de limiter à l'intérêt de la poussée mammaire pendant la grossesse.

Mais si je me souviens bien, ma liste à moi devait donc ressembler un peu à celle ci :

- un enfant coûte une fortune et c'est sans parler de son éducation s'il veut faire médecine et n'a pas l'imagination de son grand-père qui a trafiqué les cigarettes (entre autres) pour financer les siennes

- un enfant te cassera la voiture quand il sera grand...

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