Et même, je m'étonne de ne pas l'avoir dégotté plus tôt.
Du coup, j'ai parlé de Tim Ferriss au Jules qui reste dubitatif, je suis allée voir Tim Ferriss sur Wikipedia, et je suis allée surfer du côté du blog de Tim Ferriss.
Et quoi qu'on puisse penser de la réalité des exploits de Monsieur Ferriss, il est clair que dans un monde qui idolâtre le marketing et la communication, voilà une personne qui sait comment créer de la notoriété.
Et en vivre plutôt somptueusement.
Il y a une page notamment sur son blog que j'ai appréciée à sa juste mesure et qui explique toutes les étapes pour vendre un best-seller et gagner des millions. Le point clef dans l'équation étant essentiellement "et gagner de millions".
Parce que j'aime beaucoup le passage sur l'étape juste après l'étude marketing et avant le plan de communication et qui dit en gros : "vous ne savez pas écrire ? engagez un nègre !".

Sérieusement, il y a vraiment, à mon avis, beaucoup de bonnes idées dans ce livre qui a sûrement déjà rapporté des millions à son auteur.
Il est clair que c'est un homme qui réfléchit et analyse tout le temps et je ne m'étonne pas que sa première société ait été une boutique de vente en ligne de neurotransmetteurs : on se fatigue presque à suivre la rapidité et le fourmillement de ses raisonnements.
Les deux principaux fondements de son livre sont, ceci dit, assez simples. Et j'espère ne pas trahir là un secret d'auteur, étant donné sa diffusion sur internet.
Ni trahir le propos.
Mais si j'ai bien compris, Tim Ferriss se base concomitamment sur :
- un principe de Vilfredo Pareto, comme quoi 20% des causes génèrent 80% des conséquences (20% des plus riches ont 80% des revenus, 20% des clients vous causent 80% des emmerdes...)
- et une loi de Parkinson qui conseille de réduire le temps de travail pour se limiter à l'essentiel. Tant il est vrai que plus on se donne de délais pour faire quelque chose, plus on se noie dans les détails inutiles.

Avec ces deux axiomes, Monsieur Ferriss nous promet une vie enfin écrémée de tout le superflu qui nous alourdit le lait de l'existence.
Je le crois volontiers.
Mais la pierre sur laquelle j’achoppe, c'est lorsque qu'il dit que "20% de nos relations nous apportent 80% de nos joies sociales quand 20% d'un autre groupe de relations nous génère les 80% d'embêtements en tout genre".
Et qu'il nous conseille donc subséquemment d'aller envoyer les moutons noirs de notre carnet d'adresse paître sur d'autres pâturage moins verts et de ne réserver l'herbe tendre de notre attention qu'aux seuls ovidés qui le mériteraient.
Que voilà une excellente idée !

Sauf que je soupçonne le bon Tim de ne pas avoir d'enfants.
Parce qu'en ce qui me concerne, mes enfants (et souvent mon mari) sont les 20% de mon entourage qui me cassent le plus les pieds. Et mes enfants (et occasionnellement mon mari) sont aussi les 20% de mon entourage qui me procurent le plus de joie.

Alors, hein, Monsieur Ferriss, je fais quoi ?